Monnaie fiduciaire

La monnaie fiduciaire, que l’on appelle couramment les espèces, est représentée par les billets de banque et les pièces. Son nom vient du latin fudicia, qui signifie confiance. Elle se caractérise par sa valeur, qui est déterminée par la confiance que va lui accorder son détenteur, et non pas par son prix de production. Ainsi, un billet de 10€ s’échangera contre un bien d’une même valeur.

La monnaie fiduciaire est opposée à la monnaie scripturale, correspondant à l’ensemble des actifs déposés sur les comptes bancaires. Elle ne représente qu’environ 15% de la masse monétaire en circulation.

Auparavant, pour obtenir des espèces, il fallait souvent se rendre au guichet de sa banque. Avec l’évolution du taux de détention de cartes bancaires, la plupart des opérations passent maintenant par des distributeurs / guichets automatiques de billets, et poussent de plus en plus de banques à ne plus avoir de caisse.

espèces billet 500€ 200€

 

Les opérations de caisse au guichet

Pour les banques disposant encore d’une caisse avec des espèces, il est possible pour ses clients de venir faire des dépôts et/ou des retraits au guichet. Ainsi, le guichetier va recevoir la monnaie fiduciaire, en contrepartie de quoi il va créditer le compte bancaire du client. Ou il va lui en remettre, et débiter son compte.

Il faut donc être très prudent lors de ces manipulations. Banquier et client compteront ensemble les billets et les pièces, pour éviter toute erreur.

 

  • Que faire si un billet est très abimé ?

Si un billet est mutilé, abimé ou délavé, le client a la possibilité de s’adresser à la Banque de France. Après examen et selon l’état du billet, elle pourra décider de le rembourser, directement en échanges d’autres billets, ou en différé par virement bancaire.

NB : pour les billets qui ne sont plus en circulation (les anciennes monnaies par exemple), ils peuvent être échangés au guichet de la Banque de France jusqu’à 10 ans après leur retrait de la circulation. Les billets en Euros sont progressivement remplacés, mais la valeur des anciens reste valable sans limite de temps.

 

  • Comment reconnaître un faux billet ?

Les DAB/GAB, ainsi que la plupart des compteuses électroniques, repèrent les faux billets. Mais, pour le client et le guichetier, il suffit parfois d’une inspection de celui-ci pour déceler quelques anomalies.

Le papier d’un billet de banque, grâce à sa composition, est craquant sous les doigts. Certains motifs imprimés en relief sont également détectables au toucher. Les billets disposent d’éléments visuels permettant de déceler les faux billets, comme la fenêtre portrait, le filigrane portrait ou encore le fil de sécurité ou la bande holographique.
Retrouvez plus d’informations à ce sujet sur le site de la Banque de France.

Si un faux billet est détecté, il ne doit jamais être remis en circulation. Le client peut l’échanger auprès de la Banque de France qui délivrera un reçu. De la même façon, un banquier ne doit pas rendre à un client des faux billets. Il doit les envoyer à la Banque de France, et délivrer un reçu à son client.

Le risque reste cependant très faible. Le nombre de faux billets serait estimé à 1 pour 20.000, toutes coupures confondues.

 

  • Détecter les anomalies en matières d’opérations de caisse

La cellule TRACFIN (Traitement du Renseignement et Action contre les Circuits FINanciers clandestins) a été créée afin de lutter contre le blanchiment des capitaux et le terrorisme.

L’article L561-15 du Code Monétaire et Financier définit la déclaration de soupçons. Elle oblige à déclarer à TRACFIN les sommes ou opérations dont les professionnels du secteur financier « savent, soupçonnent ou ont de bonnes raisons de soupçonner qu’elles proviennent d’une infraction passible d’une peine privative de liberté supérieure à un an ou participent au financement du terrorisme ».

Par conséquent, le guichetier doit être vigilant quand aux opérations de caisse ne paraissant pas en adéquation avec les mouvements habituels du client, et en informer sa hiérarchie.

 

Les opérations aux distributeurs/guichets automatiques de billets

La détention d’une caisse d’espèces reste néanmoins une charge lourde pour la banque, et risquée tant pour la banque que le client. C’est pourquoi désormais, la plupart des opérations se font par l’intermédiaire des DAB/GAB.

 

  • Par le biais de « carte minute »

La plupart des banques ont délaissé leur caisse pour les automates. Pour effectuer des retraits inférieurs à certains montants, ou des dépôts, les clients ne disposant pas de carte bancaire peuvent toujours se rendre au guichet de leur banque. La banque utilise des cartes internes pour cela, qui vont permettre au client d’utiliser les automates pour réaliser ces opérations.

 

  • Par le biais de la carte bancaire

Les clients deviennent de plus en plus autonomes. La plupart sont aujourd’hui équipés de cartes de retrait ou de paiement, leur permettant également de réaliser ces opérations sur les automates.
Plus d’informations sur les cartes bancaires

L’avantage de cette solution est qu’elle permet au client de disposer d’espèces à toute heure du jour et de la nuit (si tant est qu’un distributeur soit disponible à proximité). Mais là aussi, les montants de retrait sont limités.

Pour des montants supérieurs, le client devra en faire la demande à la banque. Un délai sera nécessaire à sa délivrance, la banque devant souvent au préalable commander la monnaie fiduciaire.

 

  • Que faire en cas d’erreur sur une opération dans un distributeur ?

Si le montant des espèces délivrés diffère du montant débités du compte (ou que le montant crédité ne correspond pas au espèces déposées), le client doit faire une réclamation auprès de sa banque. Pour cela, il est préférable de conserver le ticket délivré par l’automate, afin que des recherches puissent être effectuées avec les arrêtés comptables des automates.

En cas d’erreur, le compte du client sera recrédité du bon montant, en date de valeur correspondante au jour du dépôt ou retrait.